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Demande d'électricité

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Demande d'électricité

Énergie & environnement
Demande d'électricité : RTE insiste sur les interconnexions
Dans son rapport sur l'équilibre entre l'offre et la demande en France à 5 ans, le gestionnaire de réseau de transport anticipe un manque d'électricité à partir de 2016, même s'il est plus faible que prévu.
La France pourrait manquer d'électricité en 2016 et 2017. C'est l'une des conclusions du rapport sur l'équilibre entre l'offre et la demande à 5 ans, présenté par le gestionnaire de réseau de transport RTE, mercredi 5 septembre.
Les prévisions sont cependant moins pessimistes que celles avancées l'année dernière, notamment en raison de la crise économique et de la diminution des perspectives de croissance. La demande d'électricité a d'ailleurs diminué en 2011. RTE estime cependant qu'elle devrait continuer à augmenter pour atteindre près de 500 TWh d'ici 5 ans.
Interruptions de 6h30 par an
La France pourrait alors connaitre des interruptions dans l'approvisionnement d'électricité de 6h30 par an. C'est-à-dire 3h30 de plus que le seuil maximum toléré par le cahier des charges de RTE.
L'entreprise note pourtant les effets de l'amélioration de la règlementation française sur l'efficacité énergétique sur la baisse de la demande, renforcée par la diminution du chauffage électrique dans les constructions résidentielles neuves.
Cette anticipation d'un manque d'électricité en 2016 s'appuie sur un ralentissement de la production d'énergie renouvelable. L'éolien serait en baisse (11GW) d'ici 2017, mais le solaire photovoltaïque devrait croître plus vite que prévu (5,6 MW).
RTE anticipe aussi l'arrêt de Fessenheim en 2017 et la baisse de la production thermique qui devrait notamment viser 4GW de turbines à combustion au fioul et de 3,5GW de charbon.
Interconnexions
Développer l'effacement des consommations, renforcer la production, mais surtout construire de nouvelles liaisons électriques entre les pays d'Europe permettra de diminuer l'écart entre l'offre et la demande d'électricité en France, a rappelé le président du directoire de RTE Dominique Maillard lors d'une conférence de presse.
"Le développement de 2 GW de capacités supplémentaires à l'horizon 2017 sur les frontières italienne et espagnole permet de mieux couvrir le risque de défaillance", note le rapport. Si ces lignes à haute tension sont créées, l'entreprise table sur un manque de puissance de 2,1 GW en 2017 contre 8,6 GW dans le cas contraire.
Le renforcement des interconnexions électriques, mais aussi gazières, est un serpent de mer, sur la table des institutions européennes depuis des années. Actuellement, les Etats discutent d'une série de textes pour accroitre les réseaux de transport d'énergie entre les Etats. Les objectifs de production d'énergie renouvelable, entre autres, impliquent d'avoir le réseau qui va avec.
En 2010, la Commission européenne chiffrait à 140 milliards d'euros les investissements nécessaires dans les infrastructures d'ici 2020 dans l'UE. Le projet actuel prévoit un investissement de 8,1 milliards d'euros de l'UE pour des projets d'infrastructures prioritaires. Mais l'objectif est surtout de simplifier les procédures, dont la complexité ralentit beaucoup le développement des projets.
En marge de la prévision à 5 ans de l'équilibre offre demande, RTE propose différents scénarios prospectifs du mix électrique français d'ici 2030. Deux hypothèses sont privilégiées. L'une d'entre elle repose sur les promesses de campagne du candidat François Hollande, notamment la limitation à 50% de l'électricité d'origine nucléaire en France. Dans ce cas, la consommation française serait d'environ 510 TWh contre 520 dans une option médiane.
Dans les deux cas, RTE rappelle que la création d'interconnexions en Europe sera centrale. "Ces 20 dernières années, 5000 MW ont été mis en service. Il faudra trois fois plus d'interconnexion que ce qu'on a pu réaliser" d'ici à 2030, a déclaré le président du directoire de l'entreprise Dominique Maillard.
Attention à la "double peine"
Revenant sur les projets européens il a fait part de son inquiétude sur la réduction des délais de procédures. "La Commission pense à une déclaration d'intérêt économique européen. C'est une bonne idée sauf si cela se superpose aux procédures nationales, parce qu'alors là ce serait la double peine."
La nécessité de convaincre les populations, souvent réticentes à voir construire des lignes à haute tension proches de chez elles, a enfin été, une nouvelle fois, évoquée.
Ce rapport de RTE est rendu public 10 jours avant le début de la conférence environnementale organisée par le gouvernement, dont la transition énergétique sera l'un des sujets phares.
Il constitue une contribution au débat, indique l'entreprise. Interrogé par EurActiv.fr, Dominique Maillard a déclaré que le document avait déjà été transmis au gouvernement. "Il y a une prise de conscience de l'importance des interconnexions, ne serait-ce que par rapport à la réflexion en Allemagne."
Le coût des interconnexions nécessaires est évalué à 350 millions d'euros par an d'ici 2030 si le nucléaire passe à 50% dans la production d'électricité en France. Une somme non négligeable en période de disette budgétaire.
Clémentine Forissier