Strict Standards: Non-static method RSMediaGalleryHelper::parseParams() should not be called statically, assuming $this from incompatible context in /home/gestasso/www/clients/www6516/plugins/system/rsmediagallery/rsmediagallery.php on line 94

Strict Standards: Only variables should be assigned by reference in /home/gestasso/www/clients/www6516/plugins/system/rsmediagallery/rsmediagallery.php on line 100
Contexte français

Strict Standards: Non-static method RSMediaGalleryHelper::parseParams() should not be called statically, assuming $this from incompatible context in /home/gestasso/www/clients/www6516/plugins/content/rsmediagallery/rsmediagallery.php on line 61

Le contexte français

Rapport « Energies 2050 » sur la politique énergétique Française

Mi-octobre 2011, Eric Besson a installé une commission afin de mener une analyse des différents scénarios de politique énergétique pour la France à l'horizon 2050.

Dans ce cadre, le Ministre a souhaité que l'exercice porte sur l'ensemble des énergies et examine en particulier 4 options d'évolution de l'offre d'électricité en France :

  • la prolongation du parc nucléaire actuel,
  • l'accélération du passage à la troisième génération nucléaire, voire à la quatrième génération,
  • une réduction progressive du nucléaire,
  • voire une sortie complète du nucléaire.

 Cette analyse doit éclairer la programmation pluriannuelle des investissements (PPI) que le ministre chargé de l'énergie présentera devant le Parlement en 2013. Il s'agira d'identifier les investissements souhaitables dans le secteur de l'énergie au regard de la sécurité d'approvisionnement. Cette PPI prendra la mesure du programme d'économies d'énergie et de diversification du mix engagé par le Grenelle de l'environnement qui est un acquis important pour l'environnement et pour le renforcement de la robustesse de ce mix.

Article le Parisien, Erwan Benezet, 13/02/2012

Pour Energie 2050, l'avenir sera nucléaire

Mandatés par le gouvernement, des experts redonnent au nucléaire ses lettres de noblesse, et alertent sur les faiblesses des énergies renouvelables. 

Les experts de la commission Energie 2050 prônent la poursuite du nucléaire. Pour eux, le développement des énergies renouvelables, l'éolien et le photovoltaïque, n'est pas une priorité. |

Attaquée de toute part, la filière nucléaire organise sa défense. Après le rapport de la Cour des comptes, il y a quelques jours, qui chiffrait pour la première fois le coût de l'atome, la commission Energie 2050, créée en octobre dernier à l'initiative d'Eric Besson, le ministre de l'Energie, rend ce matin sa propre étude.
L'objectif assigné aux experts de cette commission était « de mener une analyse des différents scénarios possibles de politique énergétique pour la France à l'horizon 2050 ».

 Les experts ont planché sur quatre hypothèses, en fonction du rôle plus ou moins important que doit jouer le nucléaire dans les décennies à venir. Ils devaient dire si le pays pouvait, oui ou non, faire l'impasse sur ce type d'énergie. La réponse de cette commission, sous la vice-présidence d'un ancien directeur de l'Agence internationale de l'énergie (très « pro »-nucléaire) est un grand... non! Le rapport rappelle que cette énergie reste la moins chère à produire. Même si les contraintes environnementales poussent à une transition énergétique, la commission revendique donc d'effectuer cette métamorphose sous la houlette du nucléaire, considéré comme une énergie propre : « La France dispose d'une autorité de sûreté, l'ASN, exigeante, compétente et indépendante, défend le rapport. Nous considérons comme sûre une installation nucléaire dont cette autorité aura déclaré le niveau de sûreté acceptable. »

Les énergies renouvelables, elles, repasseront : « Le développement de l'énergie éolienne, mais aussi du photovoltaïque au-delà de 2020, pose un problème d'intermittence (NDLR : faute de vent, les éoliennes ne tournent pas, etc.) qu'il ne faut pas sous-estimer », note Energie 2050.

Lorsque cette commission avait été créée, les ONG concernées par le sujet avaient refusé d'y participer : elles contestaient l'objectif et la méthodologie adoptés. Dès hier, d'autres voix ont contesté le « parti pris » de ce rapport. Physicien du nucléaire et ex-directeur de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), Bernard Laponche dénonce un « exercice de médiocre qualité, biaisé par des erreurs factuelles, des non-dits, des hypothèses implicites et des omissions majeures ». Et de conclure : « Il n'y a aucun recul. »

Extraits du rapport de Synthèse

 « ... pour clore et résumer cette synthèse, nous aimerions formuler quelques recommandations :

 − Recommandation n° 1 : faire de la sobriété et de l'efficacité énergétique une grande cause nationale ; lancer des appels à proposition afin de mobiliser la R&D et l'innovation dans ce domaine en privilégiant les secteurs du bâtiment et des transports.

− Recommandation n° 2 : pour chaque décision de politique énergétique, évaluer le coût et l'effet sur les finances publiques, sur la balance commerciale, sur les émissions de CO2 et sur l'emploi (à la fois en postes et en qualifications créés), par comparaison avec une décision différente, afin de dégager des priorités.

− Recommandation n° 3 : s'interdire toute fermeture administrative d'une centrale nucléaire qui n'aurait pas été décidée par l'exploitant à la suite des injonctions de l'autorité de sûreté.

− Recommandation n° 4 : s'engager courageusement dans une politique de vérité (c'est-à-dire de hausse) des prix de l'énergie et des émissions de CO2, en traitant de façon spécifique et différente le cas de la précarité et celui des industries grosses consommatrices.

− Recommandation n° 5 : prendre l'initiative de proposer à nos principaux partenaires européens un réexamen en profondeur des règles du marché intérieur de l'énergie : celui-ci doit permettre le financement des investissements nécessaires, en particulier ceux permettant d'assurer la pointe, et assurer la cohérence des décisions des acteurs

− Recommandation n°6 : envisager une initiative dans le domaine de l'harmonisation internationale des règles et des pratiques de sûreté nucléaire afin de faire converger ces règles et pratiques vers le niveau le plus élevé

− Recommandation n° 7 : maintenir, voire accroître l'effort de recherche publique dans le domaine de l'énergie, en coopération internationale et en accordant une priorité absolue aux programmes mis en œuvre conjointement par des laboratoires publics et des entreprises innovantes, grandes ou petites, capables de s'attaquer au marché mondial. Les renouvelables et le stockage de l'énergie devront recevoir une attention toute particulière.

− Recommandation n° 8 : ne pas se fixer aujourd'hui d'objectif de part du nucléaire à quelque horizon que ce soit, mais s'abstenir de compromettre l'avenir et pour cela maintenir une perspective de long terme pour cette industrie en poursuivant le développement de la génération 4. La prolongation de la durée de vie du parc actuel nous paraît donc la solution de moindre regret (sous la condition absolue que cela soit autorisé par l'ASN)...

http://www.economie.gouv.fr/energies2050

  

ensavoirplus